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11 janvier 2018

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Yan Sauvage nous explique la construction – revente

Venez découvrir la stratégie de la construction-revente avec Yan Sauvage l’un des spécialistes en la matière !

 

Goulwenn : Bonjour à tous, je vous souhaite la bienvenue aujourd’hui pour cette nouvelle interview, pour ce nouveau témoignage des gens qui passent à l’action, des gens qui ont envie de réussir. Aujourd’hui, on se retrouve à Toulouse place Saint-Etienne, je suis en présence de Yann.
Yann : Bonjour Goulwenn.
Goulwenn : Yann, enchanté, merci de ta venue sur Toulouse, je sais que tu connais bien Toulouse, pour les bloggeurs qui nous regardent juste te présenter, qui tu es, quel âge as-tu et que fais-tu concrètement ?
Yann : D’accord, bon Yann, j’ai 39 ans, Toulousain également.
Goulwenn : On l’entend à l’accent.
Yann : Oui l’accent toulousain et je fais dans l’immobilier aussi comme beaucoup d’entre vous et en construction-revente essentiellement.
Goulwenn : Alors, qu’est-ce que la construction-revente ? Puisqu’on en a discuté un peu tout à l’heure, moi je connaissais pas la construction-revente, explique-moi un peu qu’est-ce que la construction-revente et qu’est-ce qui t’a poussé à orienter tes choix vers de la construction-revente ?
Yann : La construction-revente, au départ de nature je suis plutôt impatient donc ça m’a poussé à rechercher des choses qui puissent demander des piliers, qui puissent me faire avancer rapidement, donc la construction-revente ça me laisse le choix de choisir un terrain à bâtir dans une zone que moi j’aurai prédéfinie avec le départ d’une page blanche, donc de la conception d’un projet de A à Z sans pour autant que ce soit moi qui le réalise mais d’autres personnes qui en fait vont travailler autour de moi dans leurs compétences, que ce soit de l’agent immobilier ou pas d’ailleurs jusqu’à la fin pour le peintre, donc chaque corps de métier va réaliser sa partie et le but c’est vraiment de pouvoir bâtir des maisons alors pour louer ou pour revendre ou y habiter soi-même sachant que j’ai une grosse préférence pour la revente.
Goulwenn : D’où le bénéfice, d’où cette orientation ?
Yann : Oui.
Goulwenn : Alors, comment t’es venue cette orientation, pourquoi avoir choisi la construction-revente, pourquoi ne pas avoir choisi la colocation ou du meublé ou pourquoi la construction-revente ?
Yann : Je suis parti de ce que j’ai pu vivre moi-même puisqu’en 2008 j’ai réalisé ma maison personnelle, j’ai pas choisi le comment dire ? La procédure classique de passer par un constructeur, on est passés par un architecte.
Goulwenn : Par un architecte, d’accord.
Yann : Mais à l’époque on n’avait pas forcément la position idéale financièrement pour réaliser évidemment nos rêves, il a fallu réfléchir et dans ces moments-là on réfléchit beaucoup plus que quand on peut.
Goulwenn : Bien sûr, c’est quand on a pas de solutions qu’on les trouve, bien sûr.
Yann : La solution, il a fallu la creuser puis la développer, ça a été d’abaisser les coûts et pour ça on a trouvé une solution qui correspond à tout négocier soi-même et à tout fournir aux artisans par nos soins, donc ça c’est le noyau vraiment de la démarche.
Goulwenn : D’accord, donc t’as pas laissé les artisans trouver les matériaux pour toi, c’est toi.
Yann : Voilà, l’idée elle est là, après il faut toujours pouvoir la réaliser, quand j’ai parlé de ça la première fois on m’a fait des grands yeux puisque l’idéal pour un artisan c’est de tout fournir pour évidemment faire tourner son commerce aussi.
Goulwenn : Oui, bien sûr.
Yann : Donc il a fallu trouver des personnes qui soient passionnées, qui puissent être sensibles aussi au projet personnel parce que ça c’est passé sur la fibre aussi affective, pas simplement sur le travail et il a fallu les intéresser aussi au projet, donc là en l’occurrence c’était un projet assez conséquent de maison d’architecte, ça les a intéressés et ils ont pu aussi en bénéficier pour la publicité sur leur travail, sur les plans qu’ils ont pu présenter à d’autres clients, etc.
Goulwenn : Donc cette affaire tu l’as commencée, donc tu as acheté ta maison principale en 2008, t’as commencé concrètement ce projet de faire de la construction-revente en ?
Yann : 2012 j’ai eu l’idée.
Goulwenn : 2012 tu as eu l’idée, le temps qu’elle se développe, le temps de la mettre en place.
Yann : Que je sache comment la nommer parce qu’au départ c’était pas de la construction-revente, c’était plus de la maîtrise d’œuvre avec de l’assistance et maîtrise d’ouvrage, donc il a fallu pouvoir la déterminer, la définir avant de la proposer, ça c’est l’idée de départ, une fois que j’ai trouvé, il a fallu savoir comment en parler parce que même aujourd’hui il y a un cheminement quand même avant d’en arriver là et il faut pouvoir comment dire ? Expliquer cette démarche de pouvoir construire soi-même sans pour autant réaliser de ses propres mains les travaux, c’est-à-dire que j’ai rien réalisé de mes mains, je ne suis pas auto-constructeur.
Goulwenn : Tu as toujours été mains Nivéa.
Yann : Voilà comme tu dis, comme je te le disais tout à l’heure, j’ai les mains douces, j’y tiens mais surtout elles sont pas très capables de faire autant qu’un artisan donc je respecte ce qu’ils savent faire mais je pense que ça se passe bien aussi à cause de ça parce que quelque part dans artisan il y a art, on n’en a pas parlé tout à l’heure mais il y en a certains qui sont vraiment très branchés sur leur métier, sur leurs compétences et ça ça fait plaisir à voir, donc ce sont des équipes qui elles-mêmes peuvent s’autogérer quasiment même s’il y a besoin de les suivre parce que c’est quand même une règle, ce sont des personnes qui sont capables de travailler seules par l’amour de leur travail.
Goulwenn : Donc en fait voilà, pour bien expliquer aux personnes qui nous regardent, qui découvrent aussi peut-être pour certains peut-être pour beaucoup la construction-revente, donc en fait il y a on peut dire, on peut expliquer ça, il y a deux types de cheminements, il y a le cheminement que vont prendre 90 % des gens comme toi tu as fait lors de ta première acquisition en 2008, tu vois un terrain et explique-nous un peu quand tu es face au terrain comment tu te sens, ce qu’il faut regarder, les pièges à éviter parce qu’il faut savoir c’est que tu achètes le terrain et après tu achètes la maison, c’est vrai que globalement il est difficile de trouver un constructeur qui va aussi te trouver le terrain, le constructeur s’engagera à te fournir des plans si tu as déjà en amont trouvé un terrain.
Yann : C’est ça.
Goulwenn : Comment, explique-nous comment quand pour la première fois tu te trouves face à un terrain, ce qu’il faut regarder, comment tu te sens, la boule au ventre je suppose ? Qu’est-ce que tu ressens pour un novice ?
Yann : Il y a deux sentiments, c’est celui que tu décris, c’est celui où vraiment on arrive en tant qu’investisseur la boule au ventre parce qu’on l’a jamais fait et mon cas à moi et celui de mon épouse c’était le coup de cœur, donc là c’est plutôt l’euphorie.
Goulwenn : L’émotion.
Yann : Voilà.
Goulwenn : L’émotionnel à gérer, d’accord.
Yann : Et là tu te mets en danger parce que souvent on entend des gens dire on a choisi c’était un coup de cœur.
Goulwenn : Je fais un peu n’importe quoi.
Yann : Voilà, en construction-revente c’est surtout d’avoir c’est une approche plutôt quasiment professionnelle, il faut savoir où est-ce qu’on va habiter, qu’est-ce qu’il y a à côté, quels sont les éléments qu’il y a à côté, les écoles, les commodités, le sentiment que l’on a la première fois c’est la boule au ventre dans ce cadre d’investisseur pour savoir si on fait le bon choix et le bon choix, soit on a un sentiment par habitude et quand c’est la première fois il n’existe pas encore, donc on se penche un peu sur les éléments plutôt rationnels, donc où est-ce qu’on est, est-ce qu’il y a du monde autour, est-ce que surtout c’est un terrain qui est recherché ? Parce que finalement il faut revendre les biens dessus donc il faut que ce soit déjà un endroit recherché et encore mieux prisé. À partir de là, on part d’une page blanche, donc ça veut dire il faut savoir avec qui on va travailler, soit la solution simple et il y a deux façons de le faire … principal soit on prend le constructeur et là on lui confie tout après la recherche du terrain puisque la recherche, je rejoins ce que tu dis, c’est que ils ont pas forcément le temps de rechercher un terrain mais ils ont des partenaires, donc quand le terrain est là c’est bien, s’ils l’ont pas ils vont pas le chercher pour vous, donc c’est vous qui allez le chercher, le proposer, c’est la démarche classique même auprès des architectes, l’architecte il crée un plan par rapport à un terrain, il a besoin de le voir d’abord, voilà c’est le premier élément. Donc dans le cas de la construction, choisir un architecte ou autre chose, une personne capable de faire les dessins, qui soit sûr pour présenter un dépôt de permis de construire. À partir de là, une fois qu’on a les plans, ces plans-là servent au chiffrage, aux consultations d’entreprises et ensuite on obtient des prix, mais il faut savoir à qui on présente ces prix-là puisque l’intérêt quand même c’est de gagner de l’argent sur des constructions, donc il faut que les devis soient compétitifs, pour ça il y a une façon de le faire, il y a une façon de négocier plus ou moins fastidieuse mais indispensable pour atteindre son but.
Goulwenn : Et toi c’est par rapport à ce que tu avais mis en place en 2008 quand tu as fait ta propre maison, tu t’es dit il y a peut-être une voie à prendre, une deuxième voie à prendre, tout clé en main ou tu t’occupes de la recherche du terrain, tu t’occupes donc de démarcher SeLoger, de démarcher les agences immobilières pour trouver des terrains qui seraient disponibles et après toi tu viens avec ta propre maison en tête, donc toi ton astuce que tu as trouvée, toi dans ta logique, c’est des maisons de 90 mètres carrés fois deux soient sur le terrain, il faut que le terrain puisse accueillir deux maisons de 90 mètres carrés.
Yann : Exactement.
Goulwenn : Ça c’est ton cahier des charges à toi.
Yann : C’est le cahier des charges indispensable puisque deux ça veut dire qu’on divise le risque par deux parce dans toutes les opérations immobilières il y a des risques, donc plus on va faire de maisons sur une parcelle plus on va limiter le risque parce que si on en a deux on va déjà couvrir le risque.
Goulwenn : Largement.
Yann : Voilà le coût de revient du chantier, le minimum c’est vraiment deux comme ça si on en a une, on divise déjà tout de suite la partie financière mise en jeu, donc c’est pour ça, on pourrait en faire une mais une on le voit couramment ça peut être négocié fortement, elle peut ne pas partir, si elle ne part pas, qu’est-ce qu’on fait, est-ce qu’on baisse le prix ? On se rapproche de son coût de revient, opération nulle.
Goulwenn : Opération nulle et on ne gagne rien, voilà.
Yann : Après ça rassure également les banques, donc ça veut dire que eux aussi limitent le risque, s’il y a deux maisons ils savent ce que ça veut dire.
Goulwenn : Voilà, ils savent que s’il y en a une qui n’est pas vendue ou qui n’est pas louée, il y a la deuxième qui comblera une partie du crédit, c’est comme ce que j’ai fait pour ma deuxième partie d’investissement, là je change un peu le sujet pour les immeubles, voilà quand on achète un immeuble avec trois, quatre appartements, on sait très bien que deux appartements généralement suffisent à couvrir le crédit et que le troisième et le quatrième c’est du bonus, donc toi c’est un peu le même principe, tu as choisi d’en avoir deux, donc deux maisons de 90 mètres carrés, s’il y a possibilité d’en faire trois tu fais trois aussi.
Yann : C’est comme l’achat en gros finalement, l’achat en gros, plus on va pouvoir réaliser des maisons dessus, plus on va les détailler, si on détaille forcément on est trop gagnant, c’est comme sur un appartement, un immeuble comme tu dis, ça fait plusieurs lots à vendre, donc deux c’est déjà très intéressant pour atteindre un niveau de rentabilité plus que correct.
Goulwenn : Et là aujourd’hui tu as commencé concrètement en 2015 ?
Yann : J’ai demandé, pardon commandé, commencé.
Goulwenn : Commencé en 2015.
Yann : J’ai commencé en 2015.
Goulwenn : Période estivale, non c’était ?
Yann : Non, après à l’automne.
Goulwenn : Automne, donc ça fait un an et demi, en un an et demi combien de maisons tu as fait bâtir ?
Yann : Elles sont toutes en cours de commande, elles vont sortir en 2016 puisque pour instruire un dossier comme ça il faut cinq à six mois avec tous les délais, donc on a commencé en 2015, ensuite le temps de bien communiquer pour faire passer cette idée de construction-revente c’est pas évident pour que ce soit bien intégré aux investisseurs et les premiers dossiers sont sortis en octobre 2016, donc on compte six mois, les premières maisons vont sortir en avril, mai, juin, juillet et là actuellement il y en a une cinquantaine.
Goulwenn : Donc là, c’est toutes les graines que tu as semées.
Yann : Auparavant.
Goulwenn : Auparavant et les récoltes tu vas les avoir.
Yann : Voilà et celles-ci représentent donc la moitié puisqu’on fait deux maisons par parcelle, ça veut dire 25 opérations immobilières.
Goulwenn : Et sur le coût de revient, voilà par rapport à, toi tu fais sur Toulouse ? Essentiellement Toulouse, la région toulousaine.
Yann : Toulouse par affectif.
Goulwenn : Par affectif.
Yann : Là j’ai été à Bordeaux récemment, ce sera Nantes la prochaine fois pour quelqu’un qui a déjà son terrain, donc je cherche pas de terrain là-bas mais c’est possible de le faire partout si on sait le faire.
Goulwenn : D’accord.
Yann : Donc Toulouse, pourquoi ? Parce que je connais bien la région, je connais bien le foncier, j’ai déjà un réseau, j’ai des connaissances et peut-être aussi un réseau qui peut se déporter sur une autre région, donc voilà mais si j’avais été de Lyon j’aurais fait ça à Lyon.
Goulwenn : D’accord, mais quelqu’un aujourd’hui qui voudrait venir te démarcher, voilà je vais venir voir Yann Sauvage pour faire une construction-revente pour deux maisons, deux maisons c’est un budget tu me disais de 350, 400.000 euros pour deux maisons.
Yann : Voilà, c’est ça.
Goulwenn : Donc une maison ce serait quoi ? 200.000 euros, 150, 200.000 euros pour une maison ?
Yann : En cours de construction ?
Goulwenn : En cours de construction.
Yann : On sera sur entre 200 et 230.000 euros tout compris, je parle plus de coût global mais de prix au mètre carré parce que les maisons proposées sont des maisons prêtes à vivre.
Goulwenn : Avec voilà il y a haie qui est comprise.
Yann : La haie, le portail, ce sont des maisons, vraiment les acheteurs, les gens qui vont acheter aux investisseurs qui sont finalement les maîtres d’ouvrage, c’est eux qui dirigent le chantier, donc ce sont des personnes qui commandent des maisons les maîtres d’ouvrage. Je fais une parenthèse là-dessus, le maître d’ouvrage tout le monde ne sait pas ce que c’est mais c’est finalement la personne qui a décidé de mener une opération, donc c’est l’investisseur le maître d’ouvrage et le client final c’est celui qui va venir acheter la maison à l’investisseur, donc ça c’est deux choses différentes. Donc pour répondre à ta question, c’est ?
Goulwenn : Donc voilà, quelqu’un qui voudrait deux maisons, deux maisons de 90 mètres carrés, un investisseur qui vient te voir pour faire de la construction-revente, ce serait une fourchette de 350, 400.000 euros ?
Yann : C’est ça et on a détaillé 200 à 230.000 pour les constructions pures qui intègrent tout, donc cuisine, salle de bain, c’est assez classique mais il y a aussi les clôtures, le gazon, la maison, vraiment une famille peut s’installer et y vivre.
Goulwenn : Et par rapport au prix du marché d’où tu fais construire dans la région toulousaine, donc deux maisons de 400.000 euros ça te reviendrait, combien l’investisseur peut en tirer, il peut en tirer un billet de combien à la revente ?
Yann : En moyenne en région toulousaine, c’est une région, un secteur recherché, ce sont pas des secteurs comme, c’est des communes, un secteur comme Muret.
Goulwenn : Où tu étais ce matin.
Yann : Où j’étais ce matin, où j’ai trouvé des pompiers …, donc là on peut parler de 200.000 euros par exemple en fourchette basse, jusqu’à 220 en fourchette haute, si par exemple on va sur l’ouest de … on est plus près du parc aéronautique, on sera sur 230 jusqu’à 250, voire 270, sur des surfaces comme ça … mètre carré … donc si on prend ça multiplié ce prix-là par deux c’est le prix de vente de l’opération et on ramène ça au coût de revient qu’on a cité tout à l’heure, donc entre 300.
Goulwenn : 400.000.
Yann : 350 et 400, donc 250 par 2, même 230 allez en tapant plus bas, ça fait 460 moins le coût de revient, donc on est sur une plus-value de 6 chiffres, plus de 100.000 euros.
Goulwenn : D’accord et tu as déjà des clients non qui reviennent te voir ? Tu me parlais d’un pompier tout à l’heure.
Yann : Voilà oui, un pompier aussi qui, plusieurs pompiers oui.
Goulwenn : … le pompier se lance dans l’investissement immobilier
Yann : Il se lance mais il a compris qu’il va réitérer ces opérations-là parce que déjà ça devient, on a envie de recommencer parce qu’il y a tout un cheminement qui est intéressant, là en l’occurrence cette personne-là a commencé par la banque et il est déjà surexcité parce qu’il s’est aperçu qu’il y a un accueil, l’accueil est bon, il faut savoir qu’il y a des personnes qui le font depuis très longtemps et que je propose ça parce que je suis peut-être né plus tard ou que j’ai fait une maison en 2008, c’est fait depuis longtemps et donc cette personne-là réitère, c’est-à-dire que sa mission à lui c’est d’assurer la levée des fonds ni plus ni moins, une fois que le chantier est ouvert, c’est.
Goulwenn : D’aller voir, d’aller démarcher son banquier, les organismes bancaires et d’avoir l’enveloppe qu’il lui faut pour que toi après tu puisses te lancer dans le projet.
Yann : Voilà c’est ça, alors une fois qu’il a, je te décris un peu la suite ?
Goulwenn : Oui, oui, décris-moi un peu la suite.
Yann : Dans les grandes lignes.
Goulwenn : Dans les grandes lignes, oui.
Yann : Voilà, donc une fois qu’il a, on appelle ça de la banque des accords de principe, ils obtiennent le document qui s’appelle la simulation de prêt et qui permet en fait de lancer la recherche du foncier pour lui, pour se rassurer déjà.
Goulwenn : Donc là tu recherches le terrain par rapport à.
Yann : Je recherche le terrain, si je l’ai sous le coude je lui propose immédiatement, sinon je le recherche et quand je l’ai recherché il y a une réactivité qui doit se faire puisqu’on doit réagir vite, les terrains où on peut faire deux maisons ça court pas les.
Goulwenn : Ça court pas les rues.
Yann : Il n’y en a pas beaucoup, donc il faut les déceler et quand ils se présentent c’est 24 heures, on prend la décision, on fait une offre, quand l’offre est faite on passe un compromis aussi et le compromis signé on passe aux plans, plans de réalisation dont je suis l’architecte ou pas d’accord, mais on évite le processus classique du constructeur, sinon comment dire ? Ils ont des marges qui ne sont pas les mêmes, on n’est pas, c’est pas aussi intéressant que si vous gérez le dossier vous-même. Donc de là partent les plans, une fois que les plans sont pris, on consulte les entreprises qu’on a déjà vues au préalable et là c’est mon travail, donc ce sont déjà des partenaires qui eux vont établir des prix intéressants, compétitifs sur le nombre de maisons présentées, voilà chaque client profite ce …-là.
Goulwenn : D’accord.
Yann : Et à partir de là, qu’est-ce que fait un patron en parlant de l’investisseur ? Soit il attend la fin des travaux, soit il réitère une nouvelle opération, il va chercher des nouveaux fonds voilà.
Goulwenn : Il voit que la première opération a été un succès, donc voilà après ça commence à faire boule de neige, il se dit pourquoi pas une deuxième, une troisième ?
Yann : Après libre à chacun, c’est toujours pareil, c’est pas obligatoire mais le principe d’entreprise c’est ça. On parlait d’entreprise justement parce que pour bien comprendre, on a le choix de le faire en entreprise ou pas, ça dépend de la situation personnelle et là ce qui est important de voir, de connaître c’est cette situation fiscale personnelle, en étant SCI A.I.S … pas sur des structures plus adaptées qui ont des sociétés commerciales pour faire ce genre d’opérations et là, il y a consultation d’un avocat fiscaliste obligatoire.
Goulwenn : Je rappelle ton âge, 39 ans, tu as commencé ce business de la construction-revente il y a même pas deux ans, voilà en deux ans tu as déjà 50 maisons de commandées, donc voilà tout peut aller très vite aux personnes qui sont entreprenantes, qui sont opportunistes, qui veulent créer un business, il n’y a pas d’âge pour se dire c’est trop tard, j’ai raté le train, j’ai raté le wagon, non voilà Yann tu as commencé à 37, 38 ans et aujourd’hui tes objectifs pour la suite, donc cette année tu vas récolter un peu le fruit de tout ce que tu as pu semer l’année dernière, mais dans les années à venir c’est comment tu vois ton futur par rapport à ça ?
Yann : Moi ce qui me fait plaisir, c’est de voir le retour déjà des personnes qui au départ sont.
Goulwenn : Elles sont un peu sceptiques, réticentes.
Yann : Réticentes, elles se demandent si elles peuvent, si ça existe, si ça va pas exploser et de les voir revenir contentes. J’imagine si elles sont contentes aujourd’hui, on peut imaginer la suite une fois l’opération terminée et de le proposer aux personnes qui le souhaitent, c’est vraiment l’idée et à côté de ça il y a une communauté qui se forme d’entraide et de soutien, c’est-à-dire que pour des personnes qui pourraient pas investir seules, qui vont se faire aider par les personnes qui ont déjà commencé.
Goulwenn : Ou qui vont former un petit groupe, qui vont faire ça à plusieurs.
Yann : Pas seulement pour échanger mais surtout pour passer à l’action, voilà parce que il faut aussi faire les choses et parfois quand on est trois, quatre, cinq, en face d’une banque c’est différent, on a une force de frappe plus sérieuse, ça c’est l’idée.
Goulwenn : Il faut clôturer cette interview, une question, voilà si c’était à refaire, si voilà est-ce que tu le ferais, je pense que tu le ferais bien plus tôt, bien avant, est-ce qu’il y a des choses que tu changerais, quel message tu veux transmettre aux personnes qui nous regardent par rapport à ce business de la construction-revente ? Voilà si tu as un message à leur faire passer.
Yann : Le message, je dirais que comme tu me l’as demandé tout à l’heure, c’est vraiment d’aller chercher ce qu’on veut, la construction-revente c’est un pilier dans un pilier, un gros pilier, donc est-ce qu’on veut avancer vite à les terminer ? Est-ce qu’on veut allez moins vite mais sur des choses plus vécues, plus sûres, c’est une question de choix, moi je dirais que dans mon cas personnel, j’ai commencé à l’inverse, c’est-à-dire je me suis demandé ce que je voulais et qu’est-ce que je mets en place pour obtenir ce que je veux.
Goulwenn : D’accord.
Yann : Je ne me suis pas demandé comment je fais pour avancer, le résultat c’était ça et j’ai tout mis en place pour l’obtenir, donc je pense qu’il faut s’entourer, il faut forcer les choses et vraiment ne pas lâcher, ça c’est vraiment important.
Goulwenn : Avoir la niaque.
Yann : La niaque et être vraiment sur les bons rails, écouter aussi …
Goulwenn : Se former, bien s’entourer, monter une, dans ton cas tu as dû monter une équipe stable de confiance par rapport aux artisans, par rapport à toute la main-d’œuvre que tu peux, auxquels tu peux avoir à faire, donc voilà pour ceux à qui l’interview ça a plu, si ça peut vous ouvrir l’esprit sur certaines voies à prendre dans l’immobilier, la construction-revente, n’hésitez pas à partager cette interview, voilà si dans votre cercle d’amis, la famille, tout ça, il y a des des gens qui souhaiteraient s’orienter vers la construction-revente, voilà comme je vous l’ai dit, l’immobilier il y a une multitude de chemins à prendre, il n’y a pas que la colocation, il n’y a pas que le meublé ou l’investissement sur du long terme, il y a vraiment des dizaines et des dizaines de possibilités dans l’investissement immobilier, dans l’immobilier tout court. Yann lui a choisi la construction-revente, il en est super content, tu m’en as parlé avec amour pendant plus de deux heures, donc voilà si cette vidéo vous a plu et si vous souhaitez la partager, n’hésitez pas à la partager pour en inspirer d’autres. Yann, je te remercie de ta venue sur Toulouse.
Yann : C’est moi qui te remercie, ça me faisait plaisir de venir.
Goulwenn : Et je pense moi qu’on sera amenés à se revoir dans le futur pour continuer d’échanger sur le secteur de l’immobilier et de tout le business qui va en découler.
Yann : Je te remercie Goulwenn.
Goulwenn : Merci, à bientôt.
Yann : À bientôt.

Écrit par : Goulwenn Tristant

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