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24 janvier 2018

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A 26 ans et sans aucune connaissance, il construit seul sa maison !

Venez découvrir, comment Frédéric, faute de moyen financier à donner vie au projet de la construction de sa maison…

 

Goulwenn : Bonjour à tous, je vous souhaite la bienvenue pour une nouvelle vidéo, pour des parcours insolites, pour les gens qui investissent, pour les gens qui passent à l’action. Aujourd’hui, on se trouve dans un lieu insolite comme la personne que je vais vous présenter qui est insolite aussi elle-même. C’est une personne qui a décidé de se lancer dans l’investissement immobilier mais pas comme les autres, il a décidé de construire tout lui-même, de construire sa, on va dire même ses propres maisons lui-même en partant de zéro, quand je vous dis zéro c’est vraiment zéro, c’est d’aucune connaissance, il va se présenter, il va présenter aussi son parcours, voilà, Fred, enchanté, content de te recevoir, content de venir chez toi dans ta maison qui est en pleine construction, je vais te laisser te présenter pour les internautes, comment tu t’appelles, que fais-tu dans la vie, d’où tu viens en quelques mots.
Fred : D’accord, écoutez bonsoir tout le monde, donc moi c’est Fred, donc un ami de Goulwenn, je l’ai connu chez les pompiers, donc moi je suis mécanicien et sapeur-pompier volontaire et c’est vrai que j’ai construit ma maison en partant de rien pour la simple et bonne raison que financièrement il était impossible pour moi de prendre un constructeur et de construire une maison neuve. Financièrement ça passait pas, la seule solution que j’ai trouvée c’était de la faire moi-même, donc je dirai que ça a été plutôt dur moralement au début parce que on m’a vraiment pris pour un fou.
Goulwenn : Pour en revenir un peu à tout ça, donc comme tu l’as bien dit tu t’es, qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur de vouloir construire ta maison, tu nous as parlé des finances, t’avais pas les finances qu’il fallait mais pourquoi, quelle a été cette philosophie, qu’est-ce qui t’a amené à construire ta première maison ? Enfin, avant de construire ta première maison, qu’est-ce qui t’a fait je vais construire ma première maison ? Quel a été le déclic ?
Fred : Le déclic c’est que je pense que tout le monde aujourd’hui a le rêve un jour d’avoir une maison, donc moi j’avais acheté un appartement à l’époque et voilà mon rêve c’était d’avoir ma maison comme tout le monde, le souci c’est que financièrement ça bloquait, ça pouvait pas et ensuite j’ai regardé plusieurs émissions sur j’ai construit ma maison, donc ça c’est des petites choses que j’avais mises de côté un peu dans ma tête et puis j’avais commencé à en parler un petit peu autour de moi.
Goulwenn : Et là ?
Fred : Et là ça a été le drame parce qu’on m’a dit t’es complètement fou, tu n’y arriveras jamais.
Goulwenn : Quelles étaient tes connaissances dans la maçonnerie ?
Fred : Alors j’avais posé un peu de papier peint, du parquet, j’avais fait un peu de peinture au plafond, voilà, bon je suis mécanicien, donc je dirais que.
Goulwenn : Tu sais te servir de tes mains.
Fred : Voilà, je sais me servir de mes mains, au niveau maçonnerie, couverture, charpente.
Goulwenn : Tu n’y connaissais strictement rien.
Fred : Rien.
Goulwenn : Et alors, tu t’es pas dit ?
Fred : Et je me suis dit si tu veux avoir une maison t’as pas le choix, il faut la construire toi-même, donc j’ai été naviguer un petit peu sur Internet, enfin un petit peu même beaucoup, j’ai passé des heures et des heures, on s’aperçoit qu’en cherchant bien on trouve toutes les questions à nos réponses et puis voilà j’étais jeune, j’avais vraiment envie de réaliser mon rêve et je me suis lancé.
Goulwenn : T’étais jeune, qu’est-ce que tu appelles toi ? T’avais quel âge quand t’as commencé ?
Fred : Alors, j’avais donc c’était.
Goulwenn : Quelle était ta situation personnelle ? Comment ?
Fred : Alors, j’avais pas d’enfant.
Goulwenn : Célibataire, en couple ?
Fred : Oui, non en couple.
Goulwenn : En couple déjà.
Fred : En couple, d’ailleurs pareil ma femme elle m’a pris un petit peu pour un fou, je lui ai dit écoute on va la construire nous-mêmes puisqu’on peut pas prendre de constructeur.
Goulwenn : Tu gagnais combien à l’époque, financièrement ? Tu disposais de combien ?
Fred : À l’époque, je disposais d’environ 60.000 euros.
Goulwenn : D’accord.
Fred : 60.000 euros.
Goulwenn : C’est toujours bien mais c’est un peu léger pour une maison.
Fred : Exactement, donc ce que j’ai fait c’est que j’ai commencé par faire des devis de matériaux, donc à me renseigner combien il fallait de parpaings, combien il fallait de béton, combien il fallait de tuiles, donc voilà j’ai cherché sur Internet, j’ai été chez des professionnels faire mes devis, une fois que j’ai eu mes devis je suis tombé écoute pile-poil à 60.000 euros.
Goulwenn : À cette époque-là, tu ne me l’as pas dit mais t’as quel âge ?
Fred : J’avais, c’était en 2007, alors c’est une bonne question, donc ça fait 9 ans.
Goulwenn : 26 ans.
Fred : Oui, 26 ans exactement.
Goulwenn : 26 ans tu te lances, l’idée a mûri et tu te lances dans la construction de ta première maison à 26 ans avec strictement aucune connaissance.
Fred : Rien du tout, j’avais posé du papier peint.
Goulwenn : Donc là, tu vas voir ton ami Google.
Fred : Je vais voir Google, Google m’apporte pas mal d’informations, au fur et à mesure du temps que je me lance vraiment dans ce projet-là, j’en parle, je fais des rencontres.
Goulwenn : Ça pas été trop dur d’en parler ?
Fred : Si, si, parce comme je te disais, la plupart des gens m’ont regardé avec des yeux grands comme ça et ils me disaient que ça serait pas réalisable, que j’y arriverais pas.
Goulwenn : … investissement, aucune connaissance en maçonnerie.
Fred : Tout à fait, ils m’ont dit ça va mettre 10 ans, tu y arriveras pas.
Goulwenn : Et ça t’a pas perturbé ? Ça t’a pas influencé de vouloir justement arrêter ce projet ?
Fred : Si, si, mais j’en ai un qui m’a suivi quand même, c’était mon beau-père.
Goulwenn : Il a cru dans ton projet.
Fred : Oui, il m’a poussé aussi et du coup il a participé, il a beaucoup travaillé aussi sur ce projet-là avec moi et donc du coup c’est vrai que je me suis pas retrouvé tout seul mais avec une deuxième personne et là c’était vraiment.
Goulwenn : Ça t’a motivé.
Fred : Plus facile de le penser.
Goulwenn : C’était ton élément moteur pour y aller.
Fred : Tout à fait, parce quand on dit j’ai construit ma maison seul, non c’est pas vrai, il faut quand même du monde, il faut quand même des bons copains, c’est là d’ailleurs qu’on voit quels sont les bons et les moins bons.
Goulwenn : Oui parce que ça demande du temps.
Fred : Ça demande du temps.
Goulwenn : Des sacrifices.
Fred : Oui, j’ai eu de la chance, j’ai des bons copains et tout le monde est venu mettre la main à la pâte et voilà j’en ai parlé et puis ça y est c’est parti, on fait le premier trou sur le terrain avec la pelle, j’avais mon oncle qui était pelleur donc ça m’aidait un petit peu et puis voilà les fondations, on met la ferraille, on regarde sur Google comment attacher la ferraille, qu’est-ce qu’il faut mettre comme ferraille et puis la maison monte petit à petit.
Goulwenn : Et les plans de la maison, comment tu les as faits ? Tu es passé par un architecte ?
Fred : Non, non, il faut savoir qu’une maison qui fait moins de 170 mètres carrés t’es pas obligé d’avoir un architecte, donc les plans c’est moi qui les ai faits avec mon beau-père Pascal.
Goulwenn : Tu as copié des plans existant sur Internet
Fred : Voilà.
Goulwenn : Tu t’es inspiré d’autres plans.
Fred : Tout à fait, alors moi j’ai pris celui de mon beau-père parce que sa maison avait été construite il y avait pas si longtemps que ça, on était un peu sur les mêmes bases, lui il touchait un petit peu en informatique moi pas trop, donc il a changé deux, trois fenêtres, mis un garage et il a fait les plans, ça a été envoyé en mairie et en mairie ça a été accepté et à partir de là j’ai pu commencer les travaux.
Goulwenn : On revient un peu en arrière, donc tu me dis tu as 50, 60.000 euros d’épargne, comment tu fais avec 60.000 euros d’épargne pour construire une maison ? Il y a une maison, il y a aussi le terrain, comment tu finances un terrain et une maison avec 60.000 euros ?
Fred : Alors ça c’est compliqué et j’ai connu le cas, donc ici on est donc c’est la deuxième maison qui m’appartient, que je monte et ça a été assez compliqué au niveau des banques.
Goulwenn : Moi je connais l’histoire mais pour ceux qui veulent la connaître parce que c’est quand même une histoire anecdotique.
Fred : Oui, tout à fait.
Goulwenn : C’est une histoire magique, raconte-nous un peu l’histoire du terrain, des rendez-vous avec les banquiers, moi c’est ça qui m’a plu.
Fred : Donc ce qui se passe c’est que j’ai un appart qui est en vente, il va être vendu avec un compromis, j’ai le remboursement de mon crédit qui va se faire avec un apport de 60.000 euros, je trouve le terrain donc le terrain qui est celui de mon beau-père justement et je me présente à la banque en disant voilà j’ai trouvé un terrain, donc le terrain je peux faire le crédit sur le terrain il y a aucun souci ça passe, je suis tout seul à l’époque parce que ma femme elle est encore à l’école.
Goulwenn : D’accord.
Fred : Donc, j’emprunte, je peux emprunter, je dépasse pas mon taux d’endettement, je suis dans les clous nickel, un CDI.
Goulwenn : Le terrain, combien il te le vend le beau-père ?
Fred : 123.000 euros.
Goulwenn : D’accord, donc tu veux emprunter 123.000 euros à la banque.
Fred : Tout à fait,
Goulwenn : Pas un centime de plus pour les travaux …

Fred : J’ai les frais de notaire qui sont mis de côté et j’ai mon apport de 60.000 euros, donc pas de souci, ok vous achetez un terrain et ensuite voilà la question du banquier qui me dit la maison comment on la finance ? Donc je lui explique que je la finance avec mon apport de 60.000 euros, le banquier c’était un petit peu il connaît un petit peu les prix de construction et il me dit mais qu’est-ce que vous allez construire à 60.000 euros, vous allez acheter une maison en bois ? Je lui dis non ça sera une maison en dur, il me dit ah oui mais il me dit écoutez 60.000 euros ça me paraît vraiment pas cher et il me faut des devis, donc là il me demande les devis d’un constructeur d’une maison à 60.000, forcément j’ai fait les devis, je sais que le moins cher que j’ai eu c’était … c’est monté à 90.000 euros, donc je sais qu’au niveau des devis et la facturation ça passe pas, donc j’y vais franco et je dis la vérité à mon banquier en lui disant que les 60.000 euros c’est juste ce qui va me coûter en matériaux, j’ai tout calculé et voilà c’est le devis des matériaux et c’est moi qui vais monter moi-même cette maison et là le banquier rigole un petit peu comme toi là, alors au début il rigole.
Goulwenn : Je les connais les banquiers.
Fred : En me disant ouh là là attendez monsieur mais vous êtes du métier ? Je dis non, pas du tout et là son visage se transforme et là il commence à me dire écoutez non, non, un projet comme ça nous on suit pas, on a besoin d’assurances, des choses qu’on est sûrs qu’il va pas y avoir de souci, que ça va bien se passer, moi je lui réponds que cette maison elle sera beaucoup plus costaud que celle qu’ils vous vendent montées en 8 mois parce qu’on respecte pas les temps de séchage du béton et tout ça et malgré ça le banquier il me dit non, non, écoutez, moi je ne peux pas vous suivre pour ce projet.
Goulwenn : Alors là comment ?
Fred : Là je sors de ma banque un peu en colère parce que ça fait depuis des années que je suis chez eux, j’avais entière confiance en eux et là voilà je me fais rembarrer.
Goulwenn : Tu n’as pas eu ce retour de confiance.
Fred : Voilà pas de confiance, non catégorique, donc je vais voir les autres banques et pareil j’explique la situation et les deux autres banques que je fais ils ont le même discours qu’il nous faut un devis de la maison construite et il faut que l’apport corresponde forcément au montant de la construction parce que j’étais quasiment avec le prix du terrain j’étais quasiment endetté on va dire à plus de 30 %, donc c’était compliqué d’emprunter après, donc il fallait que ça tombe rond et puis ça tombe pas rond donc les deux autres banques pareil ne me suivent pas et je me retrouve du coup avec un projet qui tombe à l’eau.
Goulwenn : Alors, comment, tu vas voir une deuxième, une troisième, une quatrième banque, comment tu fais face à cet imprévu, à cette problématique ?
Fred : Eh bien écoute, ce que je fais c’est que je retourne voir ma banque une deuxième fois pour essayer de lui mettre un petit peu la pression.
Goulwenn : …
Fred : Si je peux voilà essayer de le convaincre et je lui dis si je vous ramène, enfin si je vous fais venir sur le terrain une fois que la maison elle est construite, est-ce que vous me suivrez pour ce projet ? Est-ce que j’aurais ce prêt pour le notaire. Donc là le banquier il rigole un petit peu, il dit oui, c’est sûr qu’une fois que la maison elle est montée sur le terrain, pourquoi pas ? Bon, on en reste là, tout de suite je me retourne vers un notaire et je pose la question, est-ce qu’il est possible de construire une maison sur un terrain qui ne m’appartient pas pour pouvoir avoir mon prêt ensuite ? Le notaire dit oui, vous pouvez faire ce que vous voulez sur le terrain, la seule chose à savoir c’est qu’une fois que la maison sera construite, tout ce qui appartient.
Goulwenn : Tout ce qui est sur le terrain appartient.
Fred : Tout ce qui est sur le terrain appartient au propriétaire du terrain, donc oui on peut le faire mais c’est un risque à prendre.
Goulwenn : Donc là, c’est une négociation avec le beau-père, tu lui dis voilà la maison je vais la construire sur le terrain et pour l’argent on verra plus tard, on verra une fois que la maison aura avancé pour pouvoir convaincre le banquier que la maison est bien finie.
Fred : Voilà.
Goulwenn : Il fallait pas que tu te plantes, une pression supplémentaire.
Fred : Une pression supplémentaire, c’était la première donc c’était aussi la découverte, donc c’est vrai pas mal de pression, pas mal de pression.
Goulwenn : T’as pas été mis dans de bonnes conditions pour pouvoir faire ta première maison.
Fred : Voilà.
Goulwenn : La pression de perdre ta maison, alors c’est sûr c’est un risque, c’est le père de ta compagne.
Fred : Bien sûr, elle peut me lâcher.
Goulwenn : Le beau-père il gagne une maison.
Fred : C’est clair, le notaire il m’a quand même dit que si toutes les factures étaient à mon nom, il y avait quand même moyen de justifier et de pouvoir récupérer, de pouvoir récupérer les sous qui avaient été engagés sur le terrain du beau-père.
Goulwenn : D’accord.
Fred : C’est compliqué mais voilà, après on fait preuve de bonne foi et puis moi j’avais une entière confiance en mes beaux-parents et c’est comme ça que j’ai pu continuer à avancer le projet. Donc là, j’arrive à une maison hors d’eau, hors d’air et je me pointe à la banque avec des photos, je prends des photos.
Goulwenn : Donc là, on est quelques mois plus tard.
Fred : Quelques mois plus tard.
Goulwenn : La maison elle est sortie de terre.
Fred : La maison est sortie de terre, j’ai la couverture.
Goulwenn : La couverture, le crépi.
Fred : J’ai les fenêtres, non j’avais pas encore le crépi, elle était encore en parpaings mais j’ai les fenêtres, la couverture.
Goulwenn : L’intérieur c’est comment ? C’est vide ?
Fred : Oui, c’est vide à l’intérieur, c’est ce qu’on appelle.
Goulwenn : C’est comme ici.
Fred : Voilà, encore ici il y a un peu de placo, il y avait que du parpaing, il y avait rien du tout.
Goulwenn : Sur les photos de l’extérieur…
Fred : Mais elle est en hors d’air, elle est sortie.
Goulwenn : En hors d’air.
Fred : Je prends une photo de près, une photo de loin et je retourne à ma banque.
Goulwenn : Et tu reconstitues un nouveau dossier pour ta banque.
Fred : Tout à fait.
Goulwenn : Phase 2.
Fred : Je retourne à la banque avec ces photos, je les pose devant sur le bureau du directeur et je lui dis vous vous souvenez de moi ? Oui, très bien, alors cette maison ?
Goulwenn : Alors cette maison ?
Fred : Je lui dis écoutez voilà.
Goulwenn : Cette maison en bois, elle en est où ?
Fred : Donc je pense que c’était quatre mois après, ça a été vite, quatre mois donc je lui présente les deux photos.
Goulwenn : Quatre mois après tout simplement ?
Fred : Oui, oui, ça a été assez vite pour la carcasse et la charpente.
Goulwenn : Et là sa réaction ?
Fred : Et là sa réaction c’est que il rigole et quand il voit les photos là il a la bouche qui s’ouvre et puis là il n’a plus le même discours, il me dit ah oui vous avez belle maison mais comment vous avez fait ?
Goulwenn : Je voyais pas ça comme ça.
Fred : Oui, je lui dis écoutez j’ai été bien accompagné et puis je vous ai toujours dit que la maison elle serait bien plus costaud que celles des constructeurs et en voilà la preuve, donc maintenant si vous voulez je peux vous inviter sur le terrain venir voir de vos propres yeux et ce banquier ne s’est même pas déplacé, il a passé mon contrat dans la foulée.
Goulwenn : Il t’a accepté dans la foulée, t’avais les 123.000 euros demandés, tu les avais, les papiers étaient signés et là tu rentrais fièrement voir le beau-père.
Fred : Exactement.
Goulwenn : Pour le terrain j’ai les sous, maintenant un gros soulagement
Fred : Un gros soulagement, je sais que ce qui est dessus c’est pour moi et ensuite ça a fait son déroulement, le crédit a été débloqué, on a été chez le notaire, j’ai acheté un terrain et avec une maison qui était déjà construite dessus et il me semble, alors j’ai pas vérifié, mais il me semble que pour l’acte notarié, il a été mis que un euro pour une maison il me semble, un terrain plus une maison estimée à un euro.
Goulwenn : D’accord, ok.
Fred : Voilà, ça a été fait comme ça, donc au niveau de la banque et du notaire ça a été précisé qu’il y avait un terrain plus une maison avec une valeur de un euro, mais voilà c’était stipulé qu’il y avait une maison, ça me permettait chez le notaire d’être carré et c’est passé comme ça.
Goulwenn : D’accord, donc là ça faisait quatre mois que t’étais sur la maison, la maison au final ça t’a mis combien de temps pour la faire ?
Fred : Alors la maison, j’ai mis exactement onze mois.
Goulwenn : Onze mois pour y habiter ?
Fred : Oui.
Goulwenn : Elle était finie, elle était habitable, tu pouvais y dormir.
Fred : Voilà elle était habitable, j’avais juste fait le bas parce que j’avais laissé les combles en haut mais j’avais pas d’enfant donc le bas suffisait largement pour nous, les extérieurs n’étaient pas encore faits, j’avais récupéré de la grave pour faire des allées et mettre autour de la maison mais sinon elle était habitable, j’avais l’eau et l’électricité, j’étais dans cette maison et on y a vécu onze mois après.
Goulwenn : D’accord et ma question pour parler un peu de la maison, dans ce projet t’es parti tout seul, parle-nous un peu de la maison, la superficie c’est quoi ? C’est une maison qui fait 80 mètres carrés, 90, 100, 150 ?
Fred : Alors nous on est partis sur une maison de 122 mètres carrés habitables, donc c’est une maison qui reste très traditionnelle, 8 mètres de large sur 13 mètres de long, avec des combles aménageables, c’est on va dire les maisons on va dire pas premier prix mais on est vraiment sur de la maison vraiment de base.
Goulwenn : Je l’ai vue ta maison, tu m’as invité chez toi, ça reste quand même une belle maison avec des belles surfaces, une maison moderne, c’est vrai c’est vraiment une belle maison.
Fred : Oui, une maison pour quatre personnes, on est quatre et c’est très bien, ça nous convient très bien, c’est une maison qui est sous vide sanitaire en plus, donc ça c’est pareil ça a été un peu compliqué je ne savais pas ce que c’était un vide sanitaire, j’ai dû.
Goulwenn : Tout apprendre.
Fred : J’ai dû tout apprendre mais bon ça permet de gagner en isolation et de faciliter tout ce qui est plomberie, électricité par la suite, l’avantage qu’elle fasse 8 mètres de large c’est que au niveau charpente et maçonnerie ça reste une maison simple à construire.
Goulwenn : D’accord.
Fred : Il y a pas besoin d’avoir des renforts dans la maison avec des linteaux, des IPN, c’est vraiment quatre murs montés en parpaing et ensuite c’est ce qu’on appelle des charpentes industrielles ou des fermettes, c’est des grosses fermes, ils appellent ça des fermettes, il y en a 22, il y a un plan de montage, c’est assez simple à monter, ça fait un petit peu peur mais c’est assez simple à monter.
Goulwenn : D’accord, donc pour résumer le tout, pour résumer un peu l’aventure de Fred, il avait, il est parti de zéro, voilà il a rencontré que des problèmes durant son projet, premier problème il est absolument pas du métier, deuxième problème il a pas le financement d’une banque, le troisième problème il prend le risque quand même malgré tout ça de faire construire sa maison sur le terrain qui lui appartient pas, alors certes ça reste quand même le terrain du beau-père mais bon t’étais pas marié à l’époque.
Fred : Non.
Goulwenn : Il y avait aucun contrat, il y avait rien du tout, donc vous savez aussi bien que moi que les couples ça peut casser d’un jour ou l’autre, d’un moment à un autre, énormément de risques mais malgré tout ça il avait un projet, il avait un projet, il avait un rêve, il avait envie de se battre pour ce rêve, il n’y avait rien autour de lui, il y avait aucun parasite qui pouvait l’empêcher, qui pouvait lui dire qu’il y arriverait pas, il était déterminé, la volonté, son état d’esprit, sa philosophie de vie, voilà il a pas eu peur de se retrousser les manches, il a fait appel, il a fait le tour autour de lui des gens qui pouvaient l’aider, donc Internet, Google, les amis, voilà il a cherché, il a cherché et au final onze mois après, seul avec tes amis, t’as réussi à faire sortir de terre une maison de 122 mètres carrés, une petite maison, t’as quatre pièces ?
Fred : Oui, trois chambres, un …
Goulwenn : Trois chambres, une grande salle de bain.
Fred : Voilà, tout à fait.
Goulwenn : Donc voilà, pour ceux qui veulent se lancer dans un projet fou, alors ça ça reste vraiment un projet très très fou, c’est du très très haut degré. Voilà, il y a pas de limites, il y a pas de limites à vos rêves, il y a pas de limites à vos projets, Fred en est la preuve et voilà l’histoire elle s’arrête pas là, l’histoire elle continue parce qu’il aurait pu être dégoûté de son premier, de sa première construction, je pense que tu as dû avoir peut-être des contrecoups après ?
Fred : Oui.
Goulwenn : Je pense que ça a pas dû être rose tous les jours la construction pendant onze mois, pendant onze mois c’est des sacrifices, ta femme tu la voyais peut-être pas tous les soirs, c’est passer tous les week-ends sur le chantier.
Fred : C’est énormément de travail.
Goulwenn : C’est comme tout rêve, c’est comme tous les rêves, il faut se battre, il faut se retrousser les manches, Fred il a excellé dans ce domaine, donc on se bat pour la finir et après il se passe quoi ? Après, est-ce que t’as vraiment le projet de vouloir construire une deuxième ? Quels sont à la fin de ces onze mois, dans quelle optique tu te trouves ?
Fred : Alors l’optique, c’est vrai qu’il y a quand même un après-coup, c’est un peu bizarre d’avoir une vie, j’étais vraiment déconnecté pendant ces onze mois, c’était la maison, la maison, la maison, la maison, que ça en tête et puis quand ça s’arrête comme ça du jour au lendemain c’est fini, eh ben il y a comme je dirais comme un vide, il y avait quelque chose, c’était assez spécial, c’était assez spécial. Pour être franc, je m’étais pas dit allez tu en referas une deuxième, j’étais.
Goulwenn : T’as pas besoin.
Fred : Voilà, j’étais content.
Goulwenn : Tu pourras faire des petits week-ends amoureux.
Fred : Tout à fait.
Goulwenn : Partir en voyage, en vacances.
Fred : S’investir un peu dans le sport, là j’ai lâché un peu.
Goulwenn : Parce qu’il faut se rappeler, tu t’es présenté mais il faut se rappeler que tu travailles dans une mécano, dans l’espace vert.
Fred : Je suis dans l’espace vert, tout à fait.
Goulwenn : L’espace vert, à côté de ça il est pompier volontaire, donc les pompiers volontaires c’est voilà ça demande beaucoup d’exigences entre les … à prendre, les formations, le sport, à côté de ça la maison, la vie de famille, donc une journée de 24 heures qui était très très bien remplie.
Fred : C’est clair.
Goulwenn : Les nuits blanches à la caserne, le lendemain il faut retourner au travail, lorsque le travail est fini le soir il faut aller sur le chantier construire la maison, c’est une volonté.
Fred : Oui, c’était surtout oui de toute façon j’étais parti et après il y avait plus le choix.
Goulwenn : Oui, une fois que t’as le prêt, une fois que tu as commencé à donner le premier coup de pelleteuse, à poser la première brique.
Fred : Faut y aller.
Goulwenn : Faut y aller, il y a pas de place pour les excuses, les excuses on les laisse de côté.
Fred : C’est vrai qu’après tout s’arrête, alors c’était un peu spécial.
Goulwenn : Et pendant combien de temps ça s’arrête ?
Fred : Je fais une pause jusque on va dire, donc la maison est finie, on l’a commencée en 2008, fin 2008, donc fin 2009 la maison elle est finie, donc là entre-temps je refais un appartement dans un sous-sol.
Goulwenn : Un appartement dans un sous-sol ?
Fred : Oui, enfin j’aménage un sous-sol en appartement.
Goulwenn : D’accord.
Fred : Pour ma mère.
Goulwenn : D’accord, ça c’était combien de temps après la maison ?
Fred : Ça doit être deux ans après.
Goulwenn : Donc une pause de deux ans.
Fred : Voilà une pause de deux ans, deux ans après voilà ma mère décide d’aller habiter avec ma grand-mère qui se trouve toute seule.
Goulwenn : Ta mère qui croyait pas forcément dans ton projet au début, elle voit ta maison sortie de terre, elle fait appel au fiston.
Fred : Voilà.
Goulwenn : Seulement pour créer un sous-sol.
Fred : Tout à fait, donc c’est vrai qu’avec la maison je prends un peu d’expérience.
Goulwenn : Beaucoup de confiance.
Fred : Voilà, beaucoup plus de confiance et écoute on réaménage le sous-sol au complet, donc électricité, plomberie.
Goulwenn : Et ça te prend combien de temps ?
Fred : Donc là, ça nous a pris à peu près quatre mois.
Goulwenn : Quatre mois.
Fred : Quatre mois, donc je suis aidé par mon cousin Nicolas et voilà on se refait un beau petit appart pour ma mère.
Goulwenn : Pareil les week-ends, les soirées.
Fred : Voilà, les week-ends, soirées, tout à fait, ça avance un peu.
Goulwenn : Donc les quatre mois de travaux au sous-sol de ta mère se terminent et après tu rembrayes sur autre chose, tu fais une pause ?
Fred : Oui je refais une pause et il y a maintenant trois ans, à peu près trois ou quatre ans, ce fameux Nicolas qui m’a aussi beaucoup aidé pour la première maison, qui a souvent été là eh ben décide de faire la même chose que moi.
Goulwenn : Tout simplement il s’est dit Frédo il a réussi.
Fred : Exactement.
Goulwenn : Pourquoi moi j’y arriverais pas ?
Fred : Tout à fait.
Goulwenn : Voilà, je l’ai aidé pendant près d’un an, j’ai appris beaucoup de choses à ses côtés et il a voulu mettre à profit ses connaissances, mettre à profit sûrement la volonté et la positive attitude que t’as pu lui transmettre et il s’est dit pourquoi pas ? Sûrement qu’un an avant il aurait jamais eu cette idée-là.
Fred : Non, je pense qu’il aurait pas fait.
Goulwenn : Mais le fait de t’avoir côtoyé, le fait d’avoir côtoyé une personne qui va de l’avant, une personne qui est positive, alors là tu lui as transmis ce virus. Tu termines ta deuxième maison avec ton ami et après stop ?
Fred : Après, je suis à côté parce qu’en fait sa maison c’est celle qui est juste à côté de celle-là dans laquelle on est et là il y a un panneau à vendre sur le terrain qui est juste à côté et puis là je lui ai dit bon on a fini les travaux, on a la bétonnière qui est à côté, on a tout le matos, on a le permis de construire là le nouveau permis, alors pourquoi pas en faire un troisième copier-coller ?
Goulwenn : Là tu pars pour une troisième maison ?
Fred : Là oui, on part pour une troisième maison.
Goulwenn : T’as quel âge aujourd’hui ?
Fred : Là, j’ai 35 ans.
Goulwenn : Tu as commencé à 26 ans.
Fred : Oui.
Goulwenn : Donc en neuf ans tu en es à ta troisième maison.
Fred : Troisième maison.
Goulwenn : Alors que tu es parti de zéro.
Fred : Tout à fait.
Goulwenn : Et comment tu la finances cette troisième maison ? La première maison tu m’avais dit que tu avais de l’argent de côté, t’avais au départ 60.000 euros et comment tu finances le terrain ? Comment tu finances les matériaux ? Comment tu finances, comment tu t’y retrouves financièrement ?
Fred : Alors là, ce qui se passe c’est que j’ai dans l’idée de revendre la première maison.
Goulwenn : Oui.
Fred : Et réinjecter cet argent sur ce nouveau terrain et construire une maison on va dire un peu plus grande, un peu plus spacieuse, un peu mieux, Auteuil c’est un prototype, il a certains défauts, certaines choses qu’on aurait pas faites, voilà ça me permettait vraiment en plus avec celle à Nico ou est-ce que peut-être la deuxième il y a encore des défauts, on dit toujours que c’est au bout de la troisième qu’on a la bonne maison.
Goulwenn : Donc celle-ci sera impeccable, il n’y aura plus de défaut.
Fred : Celle-là sera parfaite et du coup, donc à l’époque moi quand j’investis je suis tout seul à travailler, ma femme travaille pas, il n’y a qu’un salaire qui rentre.
Goulwenn : Entre-temps, ce qu’on a pas dit aux internautes, il a construit une maison, deux maisons, entre-temps il y a la petite famille, deux garçons ?
Fred : Deux garçons, Matéo et Nathan.
Goulwenn : Qui arrivent lors de ta deuxième construction ?
Fred : Alors, il y a le premier qui arrive rapidement après la première.
Goulwenn : La première.
Fred : D’ailleurs, je suis obligé d’aménager les combles parce qu’en bas il n’y a qu’une seule chambre.
Goulwenn : Il y a le travail, mécanicien, il y a toujours les pompiers volontaires ?
Fred : Toujours pompier volontaire.
Goulwenn : Là, il y a deux garçons, donc il y a la famille qui s’agrandit, donc encore beaucoup plus de problématiques à gérer, mais malgré ça tu te dis.
Fred : Malgré ça.
Goulwenn : Je vais m’adapter à ma nouvelle vie de famille, je vais m’organiser autrement et il y a ta femme qui travaille en plus.
Fred : Oui elle travaille, donc elle est pas très emballée par la troisième maison, elle est pas très emballée, écoute c’est dur, elle sait ce que c’est, je lui dis écoute c’est maintenant ou jamais, je pense que c’est quand même un bon coup à faire, c’était un petit patelin qui nous plaisait bien, on est juste à côté, je suis à fond dans les travaux, donc on va ramer, on sait que c’est un an, on galère un an et puis après on a une belle maison. Donc moi l’idée que j’ai c’est de vendre Auteuil, donc je fais une bonne plus-value et je réinjecte tout ici sur ce terrain avec cette petite maison qui est dessus.
Goulwenn : D’accord et qu’est-ce qui se passe du coup, tu vends Auteuil ?
Fred : Et du coup Auteuil a du mal à partir.
Goulwenn : D’accord.
Fred : Il a du mal à partir.
Goulwenn : T’arrives pas à faire la plus-value que tu aurais espérée, donc au final tu préfères garder la maison.
Fred : J’ai des acheteurs mais voilà il faut vraiment descendre le prix, c’est quand même une maison qui nous tient à cœur, on l’a montée nous-mêmes et je fais le calcul et en fait c’est pas si rentable que ça. Je me dis bon je vais me retaper un an de travaux parce que on va retomber à zéro, est-ce que vraiment ça vaut le coup ?
Goulwenn : Pour ceux, il y a beaucoup de gens qui vont s’interroger sur les chiffres, la maison elle t’a coûté terrain plus maison 180, 180.000 euros à peu près, maison et terrain.
Fred : Oui, j’avais 60.000 d’apport, on va dire j’ai dépassé un petit peu, je suis monté à 75.
Goulwenn : Donc 100, on va dire un peu moins de 200.000 euros la maison.
Fred : Oui, je suis à un peu moins de 200.000 euros.
Goulwenn : 200.000 euros et là tu pourrais la vendre à quel prix ?
Fred : Elle est estimée à 340.000 euros.
Goulwenn : Donc 140.000 euros de plus-value.
Fred : De plus-value net vendeur.
Goulwenn : Net vendeur et du coup 140.000, donc ça part pas forcément à ce prix-là.
Fred : Oui, ça part pas, là l’immobilier a du mal à l’époque donc il y a trois ans c’est un peu la galère, les taux restent élevés, l’immobilier descend, descend, donc je me retrouve avec des propositions qui nous plaisent pas et du coup je dis écoute moi la maison je la brade pas.
Goulwenn : À 300.000 euros vous la vendez
Fred : Oui voilà, on était dans les 300.000 elle partait, 300.000 bon on hésitait, on a eu des propositions on a hésité.
Goulwenn : Donc un peu plus de 100.000 euros de plus-value pour une maison que t’as construite tout seul.
Fred : Oui.
Goulwenn : Ça reste vraiment très intéressant, ça demande un travail phénoménal, ça demande des sacrifices, un an de travail, un an de travail mais voilà 100.000 euros, virtuellement tu aurais pu faire 100.000 euros. Pour en revenir à ton parcours, donc la troisième maison donc du coup tu vends pas ta maison qui est à Auteuil-le-Roi et donc du coup comment tu t’y prends ?
Fred : Du coup, j’ai acheté le terrain, donc le terrain il est acheté parce qu’au niveau des crédits ça passe vu que ma femme travaille.
Goulwenn : D’accord.
Fred : Donc entre-temps on a remboursé, on a commencé à rembourser.
Goulwenn : Tu passes par le même organisme bancaire ?
Fred : Oui, je repasse par la même banque.
Goulwenn : Ils te connaissent.
Fred : Ils me connaissent.
Goulwenn : …
Fred : Et là ils me disent, donc je vais voir la banque, je lui dis voilà combien vous me prêter ? Ça tombe pile-poil avec le prix du terrain et là je vais pas me faire avoir parce que je sais que si j’achète un terrain nu, ils vont encore me demander.
Goulwenn : …
Fred : Voilà, un permis de construire et comment et les preuves pour la construction et l’avantage de ce terrain que j’ai acheté ici où est-ce que t’es, c’est qu’il y a une petite maison, une petite maison préfabriquée.
Goulwenn : Et sur le compromis de vente, sur le compromis de vente et sur l’acte notarié, cette petite maison apparaît ?
Fred : Oui, en tant que construction …
Goulwenn : D’accord, rappelle-nous ce que sont les … pour ceux qui ne connaissent pas.
Fred : Voilà, c’est une construction soulevée de terre quoi.
Goulwenn : D’accord.
Fred : Je fais pas mal …
Goulwenn : Donc le fait que les banquiers voient qu’il y a déjà un bien sur la propriété.
Fred : Tout à fait, une construction.
Goulwenn : Une construction donc ils se posent pas de question, pour eux la construction est habitable, donc ils se posent pas la question de savoir combien de mètres carrés elle fait, ce que tu veux en faire, pour eux il y a une construction susceptible d’être habitée, donc ils financent le terrain.
Fred : Ils financent le terrain, sans problème.
Goulwenn : Et après je suppose qu’ils t’ont demandé … travaux justement pour la maison.
Fred : Donc voilà, alors après l’objectif c’était d’avoir l’argent d’Auteuil.
Goulwenn : Pour la maison.
Fred : Pour la maison, donc là entre-temps je l’ai pas et on a un peu de sous de côté, on a une petite enveloppe et on repart sur les travaux de la petite maison.
Goulwenn : D’accord.
Fred : Et on se dit cette petite maison eh ben on va la réhabiliter, on va la rénover, on va la mettre en location et cette maison-là elle sera louée, elle sera à nous, ça nous fera une rentrée d’argent, c’est un bon terrain qu’on a, pourquoi pas ensuite le diviser, revendre une partie, il y a des possibilités et donc je pars au mois de mai de cette année.
Goulwenn : En 2016.
Fred : Et je fais, je retire, je fais tout tomber de la petite maison.
Goulwenn : Donc tu casses tout.
Fred : Voilà, je casse tout, je garde juste les fondations et c’est reparti, parpaings, couverture, charpente, couverture.
Goulwenn : Et c’est reparti pour passer toutes tes soirées à construire cette maison, tous tes week-ends.
Fred : Tous les week-ends.
Goulwenn : Et là on en est où au jour d’aujourd’hui …
Fred : Donc là mai, mai ça a été assez rapide à sortir de terre, je me suis un peu fait aider au niveau de la maçonnerie, j’ai pris deux maçons avec moi parce que qui dit location dit plus vite c’est loué.
Goulwenn : Plus vite une rentrée d’argent.
Fred : Plus vite je vais rentrer d’argent, donc autant se faire aider parce que ce que je vais gagner en loyer c’est ce qui me finance en gros les ouvriers que j’ai pris. Donc là, j’ai demandé de l’aide pour la maçonnerie et à l’heure d’aujourd’hui ben écoute moi là je suis en train de finir de poser le placo, c’est bientôt fini, toute l’électricité est passée, l’étage c’est pareil, le plancher est posé.
Goulwenn : Tu penses la terminer quand cette maison concrètement ?
Fred : Disons allez trois mois, il doit rester trois mois de travaux.
Goulwenn : Ça aura fait combien ? Tu as commencé en mai ?
Fred : Oui, mai.
Goulwenn : Mai, juin, juillet, août, septembre, octobre, novembre, décembre, neuf, dix mois.
Fred : Oui voilà, neuf, dix mois, je le fais à peu près à la même, en même temps qu’Auteuil-le-Roi, j’ai eu un petit peu moins d’aide que pour la deuxième parce que déjà dans mes amis tout le monde a grandi, tout le monde a des enfants.
Goulwenn : Bien sûr.
Fred : Et puis je ne peux pas non plus demander à tout le monde de venir m’aider à chaque fois.
Goulwenn : De t’aider à construire ton patrimoine.
Fred : Oui tout à fait, donc il y a toujours les copains qui sont là mais voilà, j’ai été un peu plus seul, ça a été aussi ma volonté, j’avais pas envie d’embêter tout le monde avec celle-là, j’ai un peu plus d’expérience et voilà je me suis fait un peu aider pour le gros œuvre pour que ça avance et je me suis rendu compte que elle est petite, plus petite que celle d’Auteuil.
Goulwenn : Combien de mètres carrés celle-ci ?
Fred : Celle-là, on a à peu près cinquante mètres au sol, elle fait neuf mètres sur six.
Goulwenn : D’accord et à l’étage ?
Fred : À l’étage c’est pareil, on a pas haut de plafond mais on a …
Goulwenn : Cent mètres carrés.
Fred : Non, un peu moins.
Goulwenn : Un peu moins.
Fred : Oui en haut, alors on est … habitable parce qu’on est plus 1,80, donc on va dire en habitable réel, je suis à cinquante mètres. Là-haut j’ai des pièces … on va dire mais c’est pas du habitable, donc soixante-dix mètres carrés cette maison.
Goulwenn : D’accord.
Fred : Au final, c’est pas quelques parpaings de plus ou quelques tuiles de plus ou de moins qui te fait gagner du temps. Donc en gros, elle revient à quasiment au même temps qu’Auteuil, j’aurai passé quasiment autant de temps, mais voilà.
Goulwenn : Donc autant partir sur une maison, pour ceux qui voudraient se lancer dans la construction d’une maison, autant partir directement sur une maison qui fait 130 mètres carrés.
Fred : Oui.
Goulwenn : Vous mettrez autant de temps quasiment qu’une maison qui fait 70, 80 mètres carrés.
Fred : Tout à fait oui.
Goulwenn : D’accord.
Fred : Parce qu’une fois que t’as tous les, tout est prêt, t’as ta visseuse, que t’as tes vis et puis que toi … du placo, ok s’il y a trois mètres de plus et ben allez ça te fait mettre trois … en plus.
Goulwenn : Ça sera pas forcément plus cher dans le budget, c’est vraiment le terrain qui coûte cher.
Fred : Oui, oui, si il y a quand même, ce sera forcément plus cher, mais pas forcément beaucoup.
Goulwenn : Pas beaucoup plus par rapport aux mètres carrés existants.
Fred : Non, non et au niveau du temps, on gagnera pas plus de temps non plus, donc autant partir vraiment sur de bonnes bases, sur du …
Goulwenn : Donc une troisième maison qui va bientôt se terminer, premier trimestre 2017.
Fred : Exact.
Goulwenn : Que ta femme va être contente avec les enfants, ils vont être contents de retrouver papa à la maison.
Fred : Oui.
Goulwenn : Donc après tu vas pouvoir souffler à nouveau, je sais que t’as plein d’autres projets, on se reverra sûrement pour une autre vidéo pour la suite, il a construit déjà trois maisons, quand on est ambitieux comme Fred, l’ambition s’arrête pas à la fin d’un projet, à la fin d’un projet on repart pour un nouveau projet, que ce soit un projet de construction ou un autre projet, après on a une ouverture d’esprit qui est très large, après voilà peut-être qu’il aura d’autres projets qui seront autres que l’immobilier ou tout ça. Voilà, c’était un message, je voulais vous faire partager cette interview, son parcours parce qu’il est vraiment parti de zéro comme il vous l’a dit, il savait uniquement poser, faire de la peinture, poser de la tapisserie et malgré les connaissances qu’il n’avait pas, il s’est quand même dit je vais construire ma maison, alors il y a sûrement eu peut-être un côté naïf au début, … dans la naïveté comme moi j’ai pu l’avoir au début de mon parcours immobilier, c’est ce qui fait avancer, c’est en tout cas ce qui nous empêche d’avoir des obstacles, comme mon parcours il a connu aussi beaucoup de galères, il y a des gens qui croient pas forcément en lui, ça fait partie du jeu aussi, les parents y croient, je pense qu’ils étaient là aussi pour protéger, mettre en garde par rapport aux chantiers, par rapport à ce que ça représentait, voilà ce qui est compréhensible, il faut pas s’arrêter, il faut vraiment être sûr de ce qu’on est capable de faire, il faut vraiment être sûr de sa volonté et après rien n’est impossible, voilà Fred en est l’exemple. Fred, j’ai été content de partager ton expérience parce que Fred je le connais ça fait plus de dix ans, mais moi quand il m’a présenté son projet qu’il allait construire sa maison tout seul, moi ça m’a pas forcément étonné parce que moi j’étais déjà parti aussi dans mes projets, j’étais dans mes rêves et tout, j’avais commencé à mettre plein de choses en place, moi j’étais persuadé que Fred était du métier, était dans la maçonnerie, après tu m’as raconté ton histoire il y a deux semaines en fait, il y a deux semaines j’ai appris vraiment qu’il avait tout cherché sur Google. Alors sa femme m’a raconté plein d’anecdotes, que la veille de poser les parpaings il allait sur Internet regarder comment poser des parpaings, t’as passé tes soirées sur Internet.
Fred : Oui, j’ai beaucoup regardé Internet.
Goulwenn : Pour savoir comment couler du ciment, enfin c’est impressionnant, voilà ce partage de connaissances, partage de la volonté, de la motivation, ça m’a énormément plu, ça m’a aidé à continuer moi mes projets, donc je sais que t’aideras sûrement énormément d’internautes, tu aides énormément d’internautes qui vont trouver de la volonté et de la motivation grâce à ton interview, grâce à ton parcours. Je tenais moi à t’offrir dans mon livre mon parcours que tu connais puisqu’on en a parlé longuement en caserne, on a parlé longuement d’immobilier, donc voilà pour ceux qui ne connaissent pas le livre ou qui viennent de découvrir cette vidéo, donc c’est mon parcours en immobilier « Comment je me suis constitué un patrimoine de plusieurs millions d’euros avec un salaire de 1.750 euros » aux éditions Maxima. Voilà Fred.
Fred : Merci Goulwenn.
Goulwenn : Voilà c’est pour toi, un échange de connaissances, un échange de motivation et de volonté et voilà comme je l’ai dit tout à l’heure, n’hésitez pas à faire tourner cette vidéo auprès de vous, de vous en servir comme de motivation même si c’est pas forcément pour construire une maison, tout projet, toute motivation sera bonne à prendre pour vos futurs projets, pour vos futures ambitions et je vous dis à bientôt pour une prochaine vidéo, bye bye.
Fred : Tchao.
Goulwenn : Fred.
Fred : Merci beaucoup.
Goulwenn : À bientôt.
Fred : Et puis bravo aussi à toi.
Goulwenn : Merci, c’est gentil.
Fred : Il faut le faire ça aussi.

Écrit par : Goulwenn Tristant

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